SFR est rapidement devenu un acteur de seconde voire de troisième zone en matière de réseau mobile dernier cri

Publié le 2 Décembre 2015

SFR est rapidement devenu un acteur de seconde voire de troisième zone en matière de réseau mobile
SFR est rapidement devenu un acteur de seconde voire de troisième zone en matière de réseau mobile

Le gendarme des télécoms pourrait prochainement sévir concernant les investissements de SFR dans la 4G, avec un possible rappel à l’ordre dans les semaines à venir.

Souvenez-vous. Lors des premiers soubresauts de la 4G en France, un opérateur tentait de se démarquer en mettant en avant son réseau et revendiquant un leadership : SFR. C’était même le premier à déployer la 4G dans le quartier de la Défense en janvier 2013 ; un an plus tard, il revendiquait 40% de la population (1 200 villes) couverte en 4G. Mais au fil du temps, SFR est rapidement devenu un acteur de seconde voire de troisième zone en matière de réseau mobile dernier cri. Le droit au refarming (faire de la 4G sur les fréquences 1800 MHz) accordé par l’Arcep à Bouygues Télécom lui a permis de rapidement couvrir une large partie de la population, alors qu’Orange a quant à lui beaucoup investi dans son réseau. Enfin, Free Mobile faisait office de dernier de la classe mais est désormais devant SFR en matière d’antennes 4G opérationnelles.

Deuxième carton jaune de l’Arcep

Avec le rachat de SFR par Numericable l’année dernière, les investissements de l’opérateur au carré rouge n’ont pas réellement décollé. Et il a beau marteler depuis décembre dernier qu’il va « accélérer les déploiements sur la 4G », les clients ne voient rien venir… et l’Arcep non plus. Déjà en juillet 2014, l'autorité des télécoms avait accusé SFR de mentir sur sa carte de couverture 4G. C’était un premier coup de semonce qui pourrait être suivi d’un deuxième dans les semaines à venir : selon le JDD, elle devrait épingler SFR dans le rapport sur les investissements mobiles qu’elle s’apprête à sortir.

L’Arcep souhaite en effet que les contrats d’itinérance entre opérateurs cessent au plus vite : celui de Free et Orange mais aussi celui de SFR et Bouygues Télécom (dans les zones peu denses). L’autorité estime donc que Free n’est plus le vilain petit canard : l’opérateur au carré rouge endosse désormais ce rôle (cf. l’observatoire 4G de l’Arcep). Lui-même reconnaissait le retard accumulé sur les réseaux mobiles récemment par la voix de son nouveau patron, Michel Combes. Enfin, notons que SFR et Orange seront autorisés à « recycler » la bande 1800 MHz pour y déployer des réseaux 4G à partir du 25 mai 2016, ce qui devrait accélérer le rythme de couverture.

source : http://www.linformaticien.com/actualites/id/38711/deploiement-4g-l-arcep-va-se-pencher-sur-le-cas-sfr.aspx

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