Dossier Monde du Travail #4 : après avoir tué la moitié des animaux sauvages de la planète en 40 ans, l'homme va tuer l'homme en introduisant les Robots !

Publié le 18 Février 2016

Les différentes formes du vivant sont à la fois la matrice des écosystèmes permettant la vie sur terre, et le baromètre de ce que nous faisons vivre à notre planète

le directeur général du Fonds mondial pour la nature (WWF International), Marco Lambertini

Dossier Monde du Travail #4 : après avoir tué la moitié des animaux sauvages de la planète en 40 ans, l'homme va tuer l'homme en introduisant les Robots !

Dossier Monde du Travail : Perspectives à court et moyen terme / Volet 4 sur 8

La moitié des animaux sauvages ont disparu en 40 ans à cause de l'Homme

La population de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons a chuté de 52% en 40 ans, selon un rapport du WWF publié ce mardi. Les humains en sont les premiers responsables.

Plus de la moitié des animaux sauvages ont disparu de la surface de la Terre en 40 ans. Tout ça par la faute de l'espèce humaine. Ce constat brutal est au coeur du rapport Planète Vivante 2014 de l'ONG WWF, dernier état des lieux d'une Terre surexploitée. L'édition précédente de cette étude, publiée en 2012, était déjà alarmante. Le constat est cette fois encore plus sombre.

"Les différentes formes du vivant sont à la fois la matrice des écosystèmes permettant la vie sur terre, et le baromètre de ce que nous faisons vivre à notre planète", écrit le directeur général du Fonds mondial pour la nature (WWF International), Marco Lambertini. "Et en nous désintéressant de leur sort, nous courons à notre perte", alerte-t-il.

Entre 1970 et 2010, l'Indice Planète Vivante -qui mesure l'évolution de 10.380 populations de 3.038 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons -a chuté de 52 %. "Cette tendance lourde ne donne aucun signe de ralentissement", selon la 10e édition du rapport, pour qui il est encore possible d'agir pour renverser ce déclin et combiner développement et sauvegarde de l'environnement.

Les raisons du déclin

Les zones les plus touchées sont l'Amérique Latine (-83%), suivie de près par la région Asie-Pacifique, et ce sont les espèces d'eau douce qui ont payé le prix fort (-76%) quand les espèces terrestres et marines ont diminué de 39%.

Les principales causes de ce déclin sont:

  • la perte et dégradation des habitats (en raison de l'agriculture),
  • l'urbanisation,
  • déforestation,
  • l'irrigation,
  • les barrages hydroélectriques...),
  • la chasse et la surpêche (y compris les prises accidentelles comme pour les tortues marines),
  • le changement climatique.

Les pays riches, premiers coupables

A qui la faute? Les pays les plus riches sont globalement ceux dont l'empreinte écologique par habitant est la plus élevée. En 2010, le Koweit arrivait en tête, suivi du Qatar, Emirats arabes unis, Danemark, Belgique, Trinidad et Tobago, Singapour, Etats-Unis, Barheïn et Suède.

La France arrivait en 23e position, et en avant-dernière position figurait la Chine, qui détient néanmoins la première place pour son empreinte totale, devant les Etats-Unis et l'Inde.

"L'utilisation des ressources et des services écologiques des pays à hauts revenus est cinq fois plus élevée par tête que dans les pays à bas revenus" et donc, pour maintenir leur niveau de vie, les pays riches ont largement recours à la biocapacité des autres, explique le WWF.

Si nous vivions tous comme les Qataris, il faudrait 4,8 planètes, 3,9 si nous étions tous Américains, et 1,4 si nous étions tous Sud-Africains, estime l'ONG. Glaçant.

source : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/la-moitie-des-animaux-sauvages-ont-disparu-en-40-ans-a-cause-de-l-homme_1603025.html

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