Sundar Pichai PDG de Google, fait le Show SCIENCES PO - Paris

Publié le 25 Février 2016

Aujourd'hui, je suis heureux d'annoncer que nous élargissons nos programmes en France pour aider non seulement les PME, mais aussi les jeunes demandeurs d'emploi, les étudiants et enseignants, ainsi que ceux qui sont socialement et numériquement défavorisés. Nous nous sommes fixé un objectif ambitieux : nous souhaitons former 200.000 personnes en France d’ici la fin de l’année 2016. Et nous allons travailler avec des ONG et associations, des universités, les chambres de commerce et des incubateurs pour atteindre notre objectif.

Sundar Pichai PDG de Google

Sundar Pichai PDG de Google, fait le Show SCIENCES PO - Paris

Sundar Pichai PDG de Google, fait le Show SCIENCES PO - Paris

A la veille de sa visite à Bruxelles, où il doit rencontrer la commissaire européenne à la concurrence, Sundar Pichai donnait une keynote à Sciences Po, le 24 février, sur le thème de l'information pour tous. Reportage.

C'est en véritable rock star que le PDG de Google, Sundar Pichai, a été accueilli mercredi 24 février rue Saint-Guillaume, à Paris, à l'invitation de l'école de journalisme de Sciences Po. Amphi bondé, musique branchée à plein tube et jeu de lumière pour son entrée en scène : on est loin des fameuses keynotes de feu le patron d'Apple, Steve Jobs, mais les étudiants de la prestigieuse école ont mis l'ambiance à l'arrivée du patron de 43 ans pour sa première prise de parole publique en Europe depuis sa nomination en août 2015.

Sujet du grand oral du jour, l'information pour tous, et un discours bien rodé d'une vingtaine de minutes sur l'ambition qui est celle de Google de contribuer à la diffusion de la connaissance dans le monde pour améliorer la vie des gens. Rien de moins. Le jour est bien choisi : c'est ce mercredi que Google lançait sa fonctionnalité AMP, pour « accelerated mobile page », qui permet aux internautes de réduire le temps de chargement des pages sur mobile en hébergeant dans l'univers Google certains articles de presse de médias partenaires. Une sorte de Facebook Instant articles à la sauce Google.

« Je suis ravi qu'un certain nombre de partenaires français rejoigne AMP aujourd'hui - y compris TF1, Les Échos, Ouest France, 20 Minutes et des centaines de partenaires à l'échelle mondiale. Ceci est un projet prioritaire pour Google comme pour moi», a déclaré Sundar Pichai. RTL.fr a aussi rejoint le mouvement.

Fonds européen pour l'innovation

Né à Chennai, dans le sud de l'Inde, il s'est alors remémoré ces moments durant son enfance où il devait attendre que son père et son grand-père aient tous les deux lu le quotidien The Hindu pour pouvoir le faire à son tour. « C'est là que j'ai appris la vraie valeur de l'information. » L'histoire est belle.

Il a également annoncé que le fonds européen pour l'innovation dans la presse avait retenu 128 projets, dans 23 pays, qui allaient se partager 27 millions d’euros pour cette première édition. Enfin, il a annoncé la mise à disposition gratuite des éditeurs de Project Shield, qui vise à protéger les sites des attaques par déni de service.

Le jeune patron a aussi rappelé l'implication de Google dans le domaine de la culture, de l'éducation et de l'aide aux petites et moyennes entreprises :

« Aujourd'hui, je suis heureux d'annoncer que nous élargissons nos programmes en France pour aider non seulement les PME, mais aussi les jeunes demandeurs d'emploi, les étudiants et enseignants, ainsi que ceux qui sont socialement et numériquement défavorisés. Nous nous sommes fixé un objectif ambitieux : nous souhaitons former 200.000 personnes en France d’ici la fin de l’année 2016. Et nous allons travailler avec des ONG et associations, des universités, les chambres de commerce et des incubateurs pour atteindre notre objectif.»

La question fiscale

C’est ensuite durant la séance de questions-réponses que Sundar Pichai s’est fait titillé par les étudiants de Sciences Po et dans une moindre mesure par les journalistes présents dans la salle. Les étudiants n’ont pas éludé les sujets polémiques du moment comme la question fiscale, celle de la protection des données personnelles ou encore le conflit qui oppose Apple au FBI.

Rien de bien tranché dans les réponses du PDG de Google. Tout au plus dit-il que créer des « backdoors », des failles de sécurité dans les appareils comme dans le cas d’Apple, auraient des conséquences très graves.

Là n’était de toute façon pas l’objectif de cette keynote. A voir le nombre de journalistes présents dans la salle, les retombées médiatiques sont assurées.

Désormais, direction Bruxelles, où Sundar Pichai doit rencontrer la commissaire européenne à la Concurrence dans le cadre de l’enquête contre Google pour abus de position dominante dans la recherche en ligne. L’accueil s’annonce moins chaleureux qu’à Sciences Po.


Delphine Soulas-Gesson

source : http://www.strategies.fr/actualites/medias/1034614W/actu.html

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