20 centrales solaires mises en service avant juillet en Algérie

Publié le 17 Juin 2016

L’Algérie est en pleine transition énergétique au même titre que le reste du monde qui est en train d’opérer un nouveau modèle économique basé sur la transition énergétique

M. Noureddine Yassa, directeur du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER)

20 centrales solaires mises en service avant juillet en Algérie

20 centrales solaires mises en service avant juillet en Algérie

L’Algérie est classée 2e après l’Afrique du Sud en terme de déploiement et d’installation dans l’énergie solaire photovoltaïque. « 20 centrales solaires, implantées dans les Hauts-Plateaux et en zones sahariennes, vont entrer en activité, avant le mois de juillet, résultat des expériences capitalisées dans le photovoltaïque, mais également l’éolien en matière de centrales hybrides gaz-solaire », a annoncé le directeur du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER).

M. Noureddine Yassa qui s’est exprimé, récemment, sur les ondes de la Radio algérienne, a fait savoir que ce programme entre dans le cadre d’un plan de développement des énergies renouvelables préconisé par le gouvernement au niveau national. Ce dernier, permettra à l’Algérie de remplacer les énergies fossiles qui représentent jusqu’à présent la quasi-totalité des exportations algériennes par les énergies renouvelables.

« L’Algérie est en pleine transition énergétique au même titre que le reste du monde qui est en train d’opérer un nouveau modèle économique basé sur la transition énergétique » a-t-il indiqué .

Il a expliqué que les capacités en énergies renouvelables seront installées selon les spécificités de chaque région concernée considérant le potentiel de chaque région, la disponibilité des assiettes de terrains, les besoins en énergie, la capacité du réseau électrique et le tout en tenant compte du schéma national d’aménagement du territoire et le nouvel aménagement des zones industrielles.

Il y a lieu de rappeler qu’au mois de février dernier, le Conseil des ministres a placé les énergies renouvelables au rang de « priorité nationale » ce qui implique, a fait savoir M. Noureddine Yassa, que tous les secteurs (habitat, industrie, ressources, etc.) doivent s’impliquer et développer des stratégies en vue d’intégrer les énergies renouvelables dans leur plan d’action. « C’est un choix stratégique qu’il faudra œuvrer à concrétiser sur le terrain », estime-t-il. C’est ainsi qu’il a tenu à mettre en exergue le premier programme, adopté en 2011, qui visait à installer 12.000 mégawatts (MW) destinés à la consommation domestique et 10.000 MW destinés à être exportés.

« En 2015, ajoute-t-il, « ce programme a été réactualisé pour être porté à 22.000 MW, intégrant à la fois le solaire et l’éolien ». Pour booster le développement de ces deux types de production d’énergie, créatrices de petites et moyennes entreprises et génératrices d’emplois, M. Yassa signale que « les autorités ont arrêté des mesures d’ordre fiscal et parafiscal, et décidé d’exonérer de taxes sur les équipements importés, les investisseurs potentiels prêts à se lancer dans ces types d’activité ».

Pour toutes ces raisons, l’Algérie se place comme le seul pays du Sud de la Méditerranée, capable d’assurer la sécurité énergétique du Vieux continent.

Ce prélude annonce des signatures de protocoles d’accords de partenariats importants au cours des prochaines années et qui pourraient être très bénéfiques et aux entreprises concernées et à la promotion de ce genre d’énergie dans notre pays.

Le Pr Yassa, a dans cette optique, mis l’accent sur le potentiel énorme en matière d’Energies Renouvelables, notamment « solaire, éolien, thermique, hydrogène et la biomasse », en évoquant la nouvelle mouture du programme national de développement des Energies Renouvelables et l’importance de l’accompagnement des différents secteurs socio-économiques.

« L’Algérie n’est pas en retard par rapport à ce qui se fait à l’échelle mondiale », a-t-il affirmé, « puisque les énergies renouvelables tournent autour de 20% et l’énergie solaire autour de 1% ».

Aussi, comme il tient à l’assurer, « nous pouvons intégrer cette dynamique de la transition énergétique », ceci d’autant que, « le moment est propice au développement des énergies renouvelables tant sur le volet recherche et développement que le volet industriel », a estimé le directeur du CDER.

Selon le spécialiste, les investisseurs sont de plus en plus nombreux à s’intéresser au secteur des énergies renouvelables, notamment le solaire qui attire particulièrement les opérateurs étrangers. D’après lui, l’Algérie renferme un potentiel « exceptionnel ».

Il y a lieu de rappeler, que des mesures ont été prises par le gouvernement dans ce cadre pour la promotion des énergies renouvelables et que le quart de la production d’électricité destinée à la consommation nationale sera dès 2030, d’origine renouvelable. En attendant,120 MW seront produits par les centrales photovoltaïques qui seront réceptionnées avant ce mois de juillet.

L’Algérie est classée deuxième pays après l’Afrique du Sud en terme de déploiement et d’installation dans l’énergie solaire photovoltaïque. Il faut dire que notre pays bénéficie d’un ensoleillement exceptionnel dont l’intensité et la durée sont les plus élevées au monde ; atteignant 3.500 heures d’ensoleillement par an et un rayonnement solaire de 2.650 kilowatt heure par m2/an.

Portail Algérien des Energies Renouvelables.

source : http://www.energies-renouvelables-afrique.com/20-centrales-solaires-mises-service-juillet/​

L’expertise ENR de NEMIS-PARIS, Cabinet d'avocats spécialisé en Energies Renouvelables

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