Lutte contre le terrorisme : Palantir (financé par la CIA) aurait séduit la DGSI avec ses technologies Big Data

Publié le 28 Novembre 2016

Utiliser une solution américaine, de surcroît financée par la CIA, pose des problèmes de souveraineté nationale

Ministère de l’Intérieur

Tous ont besoin d'agir rapidement car, s'ils ne font rien, d'autres attaques surviendront et les partis populistes prospéreront

Peter Thiel

Cette information, encore non officielle, est d’une nature dérangeante : financée par la CIA, la start-up Palantir aurait séduit les services de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) après une opération séduction qui dure depuis plusieurs mois. 

 

Nous sommes en 2009, et Palantir vient d’ouvrir son premier bureau européen, à Londres. L’objectif est clair pour cette start-up américaine très secrète : prendre racine sur le Vieux Continent et notamment dans les gouvernements d’Europe de l’Ouest. Visiblement, elle est en passe de réussir son pari en France. Après avoir séduit AXA, elle avait répondu à des appels d’offres du Secrétariat général pour la modernisation de l'action publique (SGMAP) et de la Direction générale des finances publiques (DGFIP). L’Histoire ne dit pas si ses solutions ont été retenues. 

Mais il est une autre organisation gouvernementale qui intéresse Palantir : la DGSI. Le jeu de séduction dure depuis de longs mois, et il semble qu’il ait fini par payer. Selon Intelligence Online (service payant), le service du renseignement « va s'en remettre au spécialiste américain du traitement de données ». La publication évoque une multiplication des rendez-vous avec les analystes de Palantir, qui seraient en train de former les équipes françaises à la technologie Big Data. Le but avoué profite d’un terreau fertile : la lutte contre le terrorisme

 

Palantir, l’opaque start-up

Nous ne savons finalement que peu de choses de Palantir. Elle est financée par la CIA, via son fonds In-Q-Tel, c’est une certitude. Après un tour de table de 880 millions de dollars l’année dernière, elle est valorisée environ 20 milliards de dollars. Ses technologies sont mal connues mais, en considérant ses clients potentiels, elles semblent se placer parmi ce qu’il se fait de mieux au monde. Tout juste sait-on qu’elles exploitent l’intelligence artificielle. Le fait d’arme le plus connu ? La technologie aurait permis de retrouver Ben Laden. L’information n’a jamais été confirmée, ni infirmée. 

« Utiliser une solution américaine, de surcroît financée par la CIA, pose des problèmes de souveraineté nationale ». C’est ce que glissait, à L’Expansion, le ministère de l’Intérieur en février dernier. Les choses ont visiblement changé en l’espace de quelques mois. Enfin, Palantir a été créé en 2004 par Alex Karp et Peter Thiel. Ce dernier, multi-entrepreneur et notamment fondateur de PayPal, a plusieurs fois confirmé des contacts avec le ministère de l’Intérieur. Interrogé en début d’année, Peter Thiel s’exprimait au sujet des ambitions de Palantir et à propos des besoins des gouvernements en matière de contre-terrorisme. « Tous ont besoin d'agir rapidement car, s'ils ne font rien, d'autres attaques surviendront et les partis populistes prospéreront », affirmait-il.

Amusant de la part de celui qui vient de financer Donald Trump à hauteur de 1,25 million de dollars.  

source : http://www.linformaticien.com/actualites/id/42195/la-tres-secrete-palantir-aurait-seduit-la-dgsi-avec-ses-technologies-big-data.aspx

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