Accélérer le chargement des pages Web jusqu'à 34% ! Dare to be better ? OK !

Publié le 11 Mars 2016

Accélérer le chargement des pages Web jusqu'à 34% ! Dare to be better ? OK !

Un groupe de chercheurs de la célèbre université du Massachusetts vient de présenter un logiciel Open source baptisé Polaris, qui se propose d’accélérer le chargement des pages web dans une proportion allant jusqu’à 34%.

Certes, les bandes passantes augmentent mais le contenu des pages également. En conséquence, le téléchargement des pages peut devenir beaucoup plus long. Parallèlement, différentes études menées notamment par le MIT ont montré que le ralentissement du téléchargement était beaucoup plus lié aux temps d’attente réseaux qu'à la largeur de la bande passante. En conséquence, disposer d’une connexion très haut débit ne règle pas nécessairement la question, si il n’y a pas d’optimisation des connexions avec les serveurs et une optimisation des téléchargements des objets liés entre eux.

Pour résoudre ce problème, le laboratoire d’intelligence artificielle et de science informatique (CSAIL) du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et l’université d’Harvard ont développé un système qui améliore le temps de chargement des pages web dans une proportion pouvant atteindre 34%. Ce chiffre a été obtenu après des tests effectués sur 200 des plus grands sites mondiaux.

Graphe de dépendances

Le principe de fonctionnement de Polaris est d’étudier les interactions existant entre différents objets présents au sein d’une page et crée ensuite un graphique de dépendance pour la page. De tels graphes existent déjà mais n’ont pas la profondeur d’analyse de Polaris. Ceci est très différent de la manière dont fonctionne habituellement le téléchargement de page lequel charge séquentiellement les objets et va donc faire de fréquents allers-retours entre le serveur et le navigateur du poste client.

L’analogie utilisée par le MIT est celle d’un voyage entre deux villes sans connaître les villes qu’il est possible de visiter entre le point de départ et le point d’arrivée. Si l’itinéraire n’est pas connu, le déplacement sera fait au hasard et couvrira plus de temps. Au contraire, si l’on connaît la liste, il est plus facile d’organiser son voyage et ne rien manquer. Le graphe de dépendance entre les différents objets est, en quelque sorte, cette liste.

Comme le souligne l’équipe de Polaris, l’efficacité de l’outil dépend de la complexité et de l’organisation des pages sur les différents sites.

Si la technologie semble prometteuse, il va se passer encore du temps avant qu’elle ne puisse se déployer massivement. En effet, il faut dans un premier temps que les sites web fassent fonctionner Polaris sur leurs propres sites afin de générer les « graphes de dépendance » et il faudra ensuite intégrer l’outil dans les principaux navigateurs.

Source : http://www.linformaticien.com/actualites/id/39819/le-mit-veut-accelerer-le-web.aspx#sthash.Lg7qQCYG.dpuf

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