Gérald Karsenti, l’un des 20 influenceurs français sur le réseau LinkedIn parle de TRANSITION NUMERIQUE

Publié le 2 Mai 2016

Pour être un leader il faut être suivi !

Gérald Karsenti dirige Hewlett Packard Enterprise en France

Gérald Karsenti, l’un des 20 influenceurs français sur le réseau LinkedIn parle de TRANSITION NUMERIQUE

Gérald Karsenti, l’un des 20 influenceurs français sur le réseau LinkedIn parle de TRANSITION NUMERIQUE

Depuis le 1 novembre 2015, Gérald Karsenti dirige Hewlett Packard Enterprise en France.

Attiré, depuis toujours par la « HP Way», cette forte culture maison écrite par les deux fondateurs (William Hewlett dit Bill et David Packard dit Dave), il porte aujourd’hui la bonne parole dans ce monde numérique en mutation. Reconnu comme l’un des 20 influenceurs français sur le réseau LinkedIn, il délivre une vision forte en particulier pour les jeunes générations. A travers cette interview exclusive, il détaille son approche et sa stratégie pour la firme qu’il dirige, et il nous propose également quelques pistes de réflexion pour mettre en œuvre la transition numérique dans les entreprises.


Comment analysez-vous la transformation numérique des entreprises françaises ?




Tout bouge très vite à l’instar de ce qui se passe dans notre monde économique globalisé. Les startups montrent la voie de l’innovation, qui peut être technologique ou dans l’amélioration des méthodes ou même prendre des visages et des directions nouvelles. Nous oublions cependant souvent d’évoquer la transformation digitale très rapide des PME-PMI, des grandes entreprises et de toutes les entités, qui constituent l’économie traditionnelle. Ainsi, nous aussi sommes tous sans doute un peu poussés par cette nouvelle économie comme le précise Maurice Lévy (Publicis) avec son slogan : « Tout le monde peut se faire ubériser ».


Est-il suffisant de mettre du digital dans les fonctions métiers existantes ?



C’est une remise en compte totale et il ne s’agit pas uniquement d’introduire des outils informatiques dans l’entreprise. Il faut repenser les fonctionnements, ré-inventer la façon de faire des affaires, de recruter et de gérer les talents, de construire des solutions, de mettre les produits sur le marché, de consommer. Cette révolution se traduit par des innovations organisationnelles et plusieurs modèles sont en cours de tests y compris dans le domaine social. Dès lors, Uber s’affirme comme un vrai déclencheur de réflexions, mais plus largement, tous les compartiments de l’entreprise voire de la société vont être bouleversés.



Est-ce la technologie, qui guide les changements ?


Les changements auxquels nous assistons, en particulier avec l’émergence des plateformes de partage, sont devenus possibles car la technologie a considérablement évolué ces dernières années. Lors de la bulle internet des années 2000, la technologie ne suivait pas les changements culturels et la promesse était supérieure à la réalité, ce qui a favorisé l’éclatement de la bulle.
Aujourd’hui la technologie est en phase mais elle ne permet pas, à elle seule, de créer une vraie disruption. Il faut choisir la société que nous voulons construire pour demain, et bien évidemment nos dirigeants politiques ont un rôle considérable à jouer. Pour cela, il faut qu’ils comprennent mieux cette transformation digitale. Le digital reste un outil, un fantastique moyen.
Après différentes étapes d’évolution, l’humain se replace progressivement au centre de l’entreprise et au-delà, au centre de la société toute entière. Malgré les robots et l’intelligence artificielle, c’est l’humain qui reste le cœur.


Quels conseils donnez-vous aux chefs d’entreprise pour réussir leur transition numérique ?



Pour beaucoup d’entreprises déjà engagées, c’est la mission du « Chief Digital Officer » à condition de lui donner un périmètre d’action suffisamment large. Il doit, en effet, avoir une dimension business pour pourvoir transformer en valeur ajoutée.
En dehors de cela, le premier conseil concerne la sélection des profils, qui accompagnent la disruption digitale et qui doivent nécessairement être différents de ceux qui existent traditionnellement dans les entreprises. Ensuite, il faut bien comprendre et définir le modèle vers lequel se diriger, c’est essentiel dans toute transformation. Pour aller du point A au point B puis C, il demeure également important de préciser les étapes, les chemins souhaités et ceux à ne pas suivre.
Au-delà de ce travail de consultation, il faut très rapidement rencontrer des technologues pour savoir ce qui viable de ce qui ne l’est pas. Le but est bien sûr d’embarquer toute l’entreprise dans cette transformation et l’histoire montre que des étapes sont nécessaires.


source : http://www.itrtv.com/video/918/reveil-entreprises-transition-numerique-interview-exclusive-gerald-karsenti.html

Repost 0
Commenter cet article